Trouble de l’érection psychologique ou physique
Dysfonction érectile psychogène ou organique
Les différences
Un trouble de l’érection peut être psychologique, physique (organique) ou associer les deux. Chez certains hommes, les difficultés apparaissent surtout dans certaines situations avec une ou un partenaire, au moment de la pénétration, après une première panne ou lorsqu’ils commencent à surveiller leur érection. Chez d’autres, la diminution de la rigidité est plus progressive et peut être liée à des facteurs vasculaires, neurologiques, hormonaux, à certaines maladies ou à certains médicaments.
Quelles différences entre trouble de l’érection psychologique et trouble de l’érection physique? Ce n’est pas toujours simple de les différencier. L’apparition brutale ou progressive des difficultés, leur présence pendant la masturbation, la conservation ou non des érections nocturnes et matinales, les facteurs de risque cardiovasculaire, le désir sexuel ou encore le contexte dans lequel surviennent les pannes apportent des éléments d’orientation. Aucun de ces signes ne permet toutefois, à lui seul, d’établir l’origine du problème.
Il est également fréquent qu’une cause physique et une composante psychologique s’entretiennent mutuellement. Par exemple, une légère baisse de rigidité peut entraîner une inquiétude puis une surveillance de l’érection. La peur de débander augmente alors la tension et peut favoriser de nouvelles difficultés, même lorsque le facteur initial était essentiellement organique. À l’inverse, un trouble initialement lié à l’anxiété peut progressivement modifier la confiance sexuelle, le désir et conduire à l’évitement des rapports.
Dans cette page, nous verrons quels signes peuvent orienter vers une origine psychologique ou physique, quelle place accorder aux érections du matin, quelles causes médicales rechercher, quand un bilan est nécessaire et quels traitements peuvent être proposés. Nous aborderons notamment les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (IPDE5), comme le sildénafil (Viagra®) ou le tadalafil (Cialis®) ainsi que la prise en charge psychosexologique lorsque ces facteurs participent au trouble.
Qu’est ce qu’un trouble de l’érection?
Un trouble de l’érection, également appelé dysfonction érectile, correspond à une difficulté persistante ou répétée à obtenir une érection suffisamment rigide ou à la maintenir assez longtemps pour permettre une activité sexuelle satisfaisante. L’érection peut être difficile à obtenir, insuffisamment dure ou diminuer au cours du rapport.
Une panne occasionnelle est fréquente et ne signifie pas nécessairement qu’il existe une dysfonction érectile. Fatigue, stress, alcool, manque d’excitation ou contexte défavorable peuvent ponctuellement modifier l’érection. Lorsque les difficultés deviennent répétées ou persistent, il est utile d’en rechercher la cause.
L’érection dépend à la fois du cerveau, des nerfs, de la circulation sanguine, des hormones, du désir et de l’excitation sexuelle. C’est pourquoi un problème d’érection peut avoir une origine psychologique, physique ou associer les deux.
Trouble de l’érection: origine psychologique, physique ou souvent les 2?
Les troubles de l’érection peuvent être psychologiques ou psychogènes, physiques ou organiques mais ils sont aussi très souvent mixtes.
Une difficulté initialement physique peut entraîner des pannes répétées puis une peur de perdre son érection et une anxiété de performance ce qui aggrave le problème. À l’inverse, le stress, la peur de l’échec ou une surveillance excessive de l’érection peuvent suffire à perturber une fonction érectile pourtant physiologiquement normale.
Les érections matinales permettent-elles de savoir si le trouble est psychologique ou physique?
La présence d’érections nocturnes ou matinales peut aider à orienter l’origine d’un trouble de l’érection. Lorsqu’elles sont bien conservées, cela suggère que les mécanismes nerveux et vasculaires de l’érection restent fonctionnels et peut orienter vers une composante plutôt psychologique ou situationnelle. À l’inverse, leur diminution peut faire rechercher une cause physique ou organique (notamment vasculaire, neurologique ou hormonale).
Cependant, ne plus avoir d’érection le matin ne signifie pas automatiquement que le problème est physique. Le sommeil, l’âge, la fatigue, certains médicaments, l’anxiété, la dépression ou une baisse importante du désir peuvent également influencer leur fréquence. Les érections matinales constituent donc un élément d’orientation parmi d’autres et non un test diagnostique. Consultez la page dédiée aux érections matinales.
Différences trouble de l’érection psychologique ou physique
| Plutôt psychologique | Plutôt physique | |
|---|---|---|
| Début des difficultés | Souvent assez brutal | Souvent progressif |
| Variations selon les situations | Souvent importantes | Généralement moins marquées |
| Érections pendant la masturbation | Souvent conservées | Peuvent également être diminuées |
| Anxiété de performance | Fréquente | Peut apparaître secondairement |
| Érections nocturnes ou matinales | Souvent conservées | Peuvent être moins fréquentes ou moins rigides |
| Facteurs médicaux associés | Pas nécessairement présents | Diabète, HTA, tabac, maladies cardiovasculaires ou neurologiques… |
| Médicaments | Peuvent parfois intervenir indirectement | Certains traitements peuvent favoriser une dysfonction érectile |

Causes du trouble de l’érection psychologique
Les difficultés érectiles d’origine psychologique sont souvent liées à une anxiété de performance, un blocage sexuel, une peur de perdre l’érection, une auto-surveillance excessive, du stress ou une baisse de confiance sexuelle. Elles peuvent être très variables selon les situations, en effet un homme peut par exemple avoir de bonnes érections pendant la masturbation mais rencontrer davantage de difficultés avec une ou un partenaire.
Après une première panne, l’homme peut commencer à surveiller ce qui se passe dans son pénis «Est-ce que je suis assez dur ?», «Est-ce que je vais tenir ?», «Est-ce que je vais encore débander ?». L’attention se détourne alors progressivement des sensations, du plaisir et de l’excitation pour se concentrer sur la rigidité de l’érection. Cette peur de la panne peut elle-même favoriser une nouvelle perte d’érection et installer un véritable cercle vicieux.
Certaines situations deviennent parfois des déclencheurs spécifiques. L’érection peut être satisfaisante pendant les caresses ou le sexe oral puis diminuer au moment de la pénétration, lors d’un changement de position ou au moment de mettre un préservatif. La difficulté peut alors être davantage liée au changement de sensations, à l’interruption de l’excitation ou à la pensée «il faut que je reste dur» qu’à un problème physique du pénis.
La comparaison peut également entretenir cette pression. Comparaison avec ses érections passées, avec les images pornographiques, avec une rigidité jugée «parfaite» ou encore inquiétudes concernant la taille du pénis ou la durée du rapport sexuel peuvent être présentes. De même, être plutôt Pénis de sang ou de chair ne détermine pas la qualité de l’érection, ces termes décrivent surtout la variation de taille entre le repos et l’érection.
La qualité de la relation de couple peut également influencer la fonction érectile. Des conflits persistants, une diminution de l’intimité, un sentiment de rejet, une peur de décevoir l’autre, des difficultés de communication ou certaines tensions autour de la sexualité peuvent modifier l’excitation et la disponibilité sexuelle. La réaction du ou de la partenaire après une première panne peut également jouer un rôle important. La ou le partenaire peut savoir quoi faire quand son homme débande, bande mou ou ne bande pas.
Lorsque la difficulté est surtout liée au stress, au contrôle et à la perte de confiance, il est possible de travailler sur les conditions qui favorisent une érection plus spontanée avec détente, sensations corporelles, excitation, rythme sexuel et diminution de la surveillance. Vous pouvez consulter les solutions pour améliorer naturellement son érection et les exercices pratiques pour la confiance sexuelle.
pour aller plus loin, vous pouvez consulter la page sur les différents mécanismes de la panne sexuelle lié au mental ainsi que les multiples raisons pourquoi l’homme débande, bande mou ou ne bande pas.
Causes du trouble de l’érection et éjaculation précoce
Les troubles de l’érection et l’éjaculation précoce peuvent parfois s’entretenir mutuellement. Certains hommes qui craignent de perdre leur érection accélèrent la pénétration, augmentent le rythme des mouvements ou cherchent à éjaculer rapidement «avant de débander».
Cette stratégie peut progressivement devenir automatique. L’homme se concentre moins sur ses sensations et davantage sur l’objectif de maintenir son érection suffisamment longtemps pour pouvoir pénétrer puis éjaculer. L’excitation peut alors monter très rapidement et favoriser une éjaculation précoce secondaire. Un cercle vicieux peut ainsi s’installer:
peur de perdre l’érection → accélération du rapport → éjaculation rapide → pression supplémentaire lors du rapport suivant → nouvelle peur de débander.
À l’inverse, un homme qui se considère comme éjaculateur précoce peut également développer une anxiété importante autour de la pénétration et finir par rencontrer secondairement des difficultés d’érection.
Lorsque les deux troubles sont associés, il est donc utile de rechercher lequel est apparu en premier et quels mécanismes entretiennent actuellement la difficulté. Travailler sur la confiance érectile peut parfois améliorer indirectement le contrôle de l’excitation, tandis qu’un apprentissage permettant de retarder l’éjaculation et de mieux percevoir la montée de l’excitation peut réduire la pression ressentie pendant les rapports.
Vous pouvez consulter les pages consacrées à l’éjaculation précoce, aux techniques pour comment retarder son éjaculation et aux différentes solutions pour ne pas éjaculer trop vite.
Causes du trouble de l’érection physique
Un trouble de l’érection physique également appelé dysfonction érectile organique, peut apparaître lorsqu’une maladie ou une atteinte des vaisseaux sanguins, des nerfs, des hormones ou des tissus du pénis perturbe les mécanismes nécessaires à l’érection.
Une cause physique ne signifie pas nécessairement une absence complète d’érection. Les premiers signes peuvent être plus discrets avec une érection moins rigide, plus longue à obtenir, nécessitant davantage de stimulation ou se maintenant moins facilement qu’auparavant. L’évolution est souvent progressive même si ce n’est pas une règle absolue.
Les causes vasculaires et cardiovasculaires
Les causes vasculaires figurent parmi les plus fréquentes. Pour obtenir une érection suffisamment rigide, les artères péniennes doivent pouvoir se dilater afin d’augmenter l’arrivée de sang dans les corps caverneux.
Le diabète, l’hypertension artérielle, l’excès de cholestérol, le tabagisme, le surpoids, la sédentarité et certaines maladies cardiovasculaires peuvent progressivement altérer cette circulation.
Le diabète peut agir par plusieurs mécanismes puisqu’il peut affecter à la fois les petits vaisseaux sanguins et les nerfs participant à l’érection.
Un trouble de l’érection récent ou progressivement croissant peut donc parfois constituer un signal permettant de rechercher des facteurs de risque cardiovasculaire. Cela ne signifie pas qu’un homme ayant une dysfonction érectile souffre nécessairement d’une maladie cardiaque mais cela peut être l’occasion de contrôler notamment la tension artérielle, la glycémie, le cholestérol, le poids et le tabagisme.
Les causes neurologiques
L’érection dépend également de la transmission des informations entre le cerveau, la moelle épinière, les nerfs périphériques et le pénis.
Certaines maladies ou lésions neurologiques peuvent ainsi perturber la fonction érectile telles que la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, un traumatisme médullaire, une neuropathie diabétique ou certaines lésions des nerfs du petit bassin.
Des difficultés peuvent également apparaître après certaines interventions chirurgicales pelviennes lorsque les nerfs impliqués dans l’érection ont été temporairement ou durablement affectés.
Les causes hormonales
La testostérone intervient dans le désir et la fonction sexuelle mais un trouble de l’érection ne signifie pas automatiquement qu’un homme manque de testostérone.
Un déficit hormonal peut néanmoins s’accompagner d’une baisse du désir, d’une diminution des pensées sexuelles et d’érections spontanées moins fréquentes. Lorsque le contexte clinique le justifie, un bilan hormonal peut donc être réalisé.
Certaines maladies de la thyroïde ou d’autres troubles endocriniens peuvent également avoir un retentissement sur la sexualité.
Certains médicaments peuvent favoriser les troubles de l’érection
Un problème d’érection peut parfois apparaître après l’introduction ou la modification d’un traitement.
Certains médicaments utilisés notamment pour les maladies cardiovasculaires, l’hypertension, la dépression, certaines maladies psychiatriques ou le cancer de la prostate peuvent avoir un retentissement sur la fonction sexuelle.
L’interprétation n’est cependant pas toujours simple. Par exemple chez un homme hypertendu, la dysfonction érectile peut être liée à la maladie vasculaire elle-même, au traitement, à une composante psychologique ou à plusieurs facteurs associés.
Chirurgie, radiothérapie et atteinte des tissus du pénis
Certaines chirurgies du petit bassin, notamment de la prostate, de la vessie ou du rectum, peuvent affecter les nerfs ou les vaisseaux nécessaires à l’érection. La radiothérapie pelvienne peut également avoir progressivement un retentissement sur la fonction érectile.
Certaines pathologies du pénis peuvent aussi altérer la rigidité. C’est notamment le cas de la maladie de Lapeyronie lorsqu’elle entraîne une modification importante des tissus érectiles ou une déformation du pénis.
On parle parfois de « fuite veineuse » lorsqu’un homme perd rapidement son érection. Cette expression doit cependant être utilisée avec prudence, une érection qui diminue rapidement ne signifie pas automatiquement qu’il existe une anomalie veineuse. Une baisse de l’excitation, une interruption des stimulations ou une anxiété de performance peuvent produire le même phénomène.
Enfin, le hard flaccid syndrome, encore imparfaitement compris, peut s’accompagner chez certains hommes de modifications de la sensibilité, de tensions périnéales, de douleurs et de difficultés érectiles. Vous pouvez consulter la page consacrée au hard flaccid syndrome.
Une cause physique peut devenir psychologique et inversement
Même lorsqu’une cause organique est présente, des pannes répétées peuvent provoquer une peur de perdre l’érection, une surveillance de la rigidité et une anxiété de performance.
Le trouble devient alors progressivement mixte, avec une composante physique initiale sur laquelle viennent se greffer des mécanismes psychologiques. C’est pourquoi la prise en charge d’une dysfonction érectile ne consiste pas uniquement à rechercher une maladie ou uniquement à rechercher du stress. Les deux dimensions peuvent s’associer.
Comment déterminer l’origine du trouble de l’érection?
Les signes précédents permettent d’orienter vers une origine psychologique, physique ou mixte, mais aucun ne permet à lui seul de faire le diagnostic. L’évaluation repose surtout sur l’histoire du trouble : apparition brutale ou progressive, situations dans lesquelles surviennent les pannes, qualité des érections pendant la masturbation et au réveil, désir sexuel, anxiété de performance, maladies connues, médicaments et facteurs de risque cardiovasculaire.
Le contexte sexuel est également important. Une érection présente pendant les caresses ou la fellation mais qui disparaît systématiquement au moment de la pénétration n’a pas nécessairement la même signification qu’une diminution progressive de toutes les érections, y compris pendant la masturbation.
Le bilan médical du trouble de l’érection
Lorsque les difficultés persistent, un bilan médical permet de rechercher une cause physique ou des facteurs favorisant la dysfonction érectile.
Selon le contexte, le médecin peut notamment contrôler la tension artérielle, rechercher les facteurs de risque cardiovasculaire et réaliser un examen clinique. Un bilan sanguin peut rechercher un diabète, une anomalie du cholestérol ou un trouble hormonal, avec notamment un dosage matinal de la testostérone lorsqu’il est indiqué.
La dysfonction érectile pouvant parfois être associée à une maladie cardiovasculaire encore méconnue, ce bilan est particulièrement important en présence de facteurs de risque comme le diabète, l’hypertension, le tabagisme ou un excès de cholestérol.
Faut-il faire un Doppler du pénis ?
Pas systématiquement. Dans la majorité des cas, l’interrogatoire, l’examen clinique et le bilan biologique permettent déjà d’orienter la prise en charge.
Un écho-Doppler pénien ou d’autres examens spécialisés peuvent être proposés dans certaines situations, notamment lorsqu’une origine vasculaire particulière est suspectée, lorsque le diagnostic reste incertain ou en cas de réponse insuffisante aux traitements habituels.
Le fait d’avoir des érections pendant la masturbation, de débander uniquement pendant certains rapports ou de ne plus avoir régulièrement d’érection le matin ne permet donc pas, à lui seul, de conclure à une origine psychologique ou physique.
Quand consulter pour un trouble de l’érection?
Une panne occasionnelle est fréquente et n’est généralement pas inquiétante. En revanche, il est conseillé d’en parler lorsque les difficultés d’érection deviennent répétées, persistent ou ont un retentissement sur la sexualité, la confiance en soi ou la relation de couple.
Un bilan médical est particulièrement utile lorsque les difficultés apparaissent progressivement, touchent également les érections pendant la masturbation ou au réveil ou lorsqu’il existe des facteurs de risque cardiovasculaire comme le diabète, l’hypertension, le tabagisme ou un excès de cholestérol.
Même lorsque le trouble semble principalement lié à une anxiété de performance ou à la peur de perdre son érection, un bilan peut permettre d’écarter une cause physique associée. Selon la situation, une prise en charge médicale peut être associée à une approche sexologique.
Perte ou absence d’érection?
La prise en charge en sexothérapie corporelle et hypnose vous permettra de travailler sur l’anticipation de la panne, les sensations corporelles et la confiance en soi.
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Quels traitements pour un trouble de l’érection?
Le traitement d’un trouble de l’érection dépend de son origine. Il peut associer la prise en charge d’une cause médicale, une amélioration de certains facteurs de santé, un traitement médicamenteux et une prise en charge sexologique lorsque l’anxiété, la peur de la panne ou la perte de confiance participent aux difficultés.
Les IPDE5 : Viagra®, Cialis® et autres traitements
Les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (IPDE5), comme le sildénafil (Viagra®), le tadalafil (Cialis®), le vardénafil ou l’avanafil, constituent le principal traitement médicamenteux de la dysfonction érectile.
Ils facilitent l’érection lorsqu’il existe une stimulation sexuelle mais ne provoquent pas automatiquement une érection et n’augmentent pas directement le désir.
Ils peuvent être utilisés dans certains troubles d’origine physique mais également dans des dysfonctions érectiles psychologiques ou mixtes. Chez certains hommes, retrouver une érection satisfaisante peut contribuer à interrompre le cercle peur de la panne → surveillance de l’érection → nouvelle panne.
Ils présentent néanmoins des contre-indications et interactions notamment avec les dérivés nitrés et les poppers et doivent être utilisés après avis médical.
Certains hommes jeunes utilisent également des IPDE5 alors qu’ils ne présentent pas de dysfonction érectile, notamment pour rechercher une érection plus rigide ou se rassurer sur leurs performances. Cette utilisation peut parfois modifier la confiance accordée à l’érection naturelle.
→ À lire également : Pourquoi des hommes prennent du viagra alors qu’ils n’en n’ont pas besoin?
Lorsqu’un traitement paraît inefficace, cela ne signifie pas toujours que la molécule «ne fonctionne pas». Le mode d’utilisation, l’excitation sexuelle, le moment de la prise, certains repas ou une anxiété importante peuvent modifier son efficacité.
→ À lire également : Pourquoi le Viagra, le Cialis ne fonctionnent pas chez certains hommes?
Sexologie, approche sexocorporelle et hypnose
Lorsque la peur de perdre l’érection, pourquoi je débande, bande mou ou ne bande pas, l’anxiété de performance, l’auto-surveillance ou une perte de confiance sexuelle entretiennent le trouble, le traitement ne repose pas uniquement sur un médicament.
La sexothérapie et l’approche sexocorporelle permettent notamment de travailler sur les sensations, l’excitation, la respiration, le rythme, les mouvements du bassin, la diminution du contrôle et le passage d’une sexualité centrée sur la performance vers une sexualité davantage centrée sur le plaisir.
L’hypnose en sexologie peut également être utilisée pour travailler sur l’anticipation de la panne, les pensées automatiques, la peur de débander et la restauration de la confiance érectile.
L’approche en sexologie et hypnose peut être proposée seule lorsqu’une composante psychologique prédomine ou en complément d’un traitement médical lorsque le trouble est mixte.
Enfin, l’activité physique, l’arrêt du tabac, la prise en charge du diabète, de l’hypertension ou du surpoids et certaines modifications des habitudes sexuelles peuvent également contribuer à améliorer la fonction érectile.
→ Retrouvez les différentes pistes dans la page : Comment améliorer naturellement mon érection? et la rééducation du périnée dans la sexualité homme.
FAQ : Trouble de l’érection psychologique ou physique
Comment savoir si mon problème d’érection est psychologique ?
Un trouble de l’érection est souvent à composante psychologique lorsqu’il varie beaucoup selon les situations, apparaît après une première panne ou dans un contexte d’anxiété de performance et que les érections restent présentes pendant la masturbation ou dans certaines pratiques sexuelles.
Cependant, aucun de ces signes ne permet à lui seul de conclure à une origine psychologique. Les formes mixtes, associant facteurs physiques et psychologiques, sont fréquentes.
Comment savoir si mon problème d’érection est physique ?
Une installation progressive, des érections moins rigides dans différentes situations, une diminution des érections pendant la masturbation ou au réveil et la présence de facteurs comme le diabète, l’hypertension, le tabagisme ou une maladie cardiovasculaire peuvent orienter vers une cause physique.
Un bilan médical permet de rechercher ces facteurs et d’éviter de conclure trop rapidement que le problème est uniquement psychologique.
Peut-on avoir un trouble de l’érection psychologique sans érection le matin ?
Oui. Même si la conservation des érections nocturnes et matinales oriente souvent vers une composante psychologique, leur diminution ne signifie pas automatiquement que le problème est organique.
Le sommeil, l’âge, la fatigue, certains médicaments, l’anxiété, la dépression ou une baisse importante du désir peuvent également modifier leur fréquence.
Peut-on avoir un trouble de l’érection physique et psychologique en même temps ?
Oui. C’est même fréquent. Une difficulté initialement physique, par exemple liée à une diminution de la circulation sanguine ou à une maladie, peut provoquer plusieurs pannes puis entraîner une peur de débander, une surveillance de l’érection et une anxiété de performance.
À l’inverse, un trouble initialement psychologique peut s’installer dans le temps et s’associer à d’autres facteurs comme l’âge, certains traitements ou des facteurs cardiovasculaires.
On parle alors de dysfonction érectile mixte. La prise en charge peut associer un bilan médical, un traitement de la cause physique et un accompagnement en sexothérapie corporelle et hypnose en sexologie lorsque l’anxiété ou la perte de confiance entretiennent le problème.
Le Viagra fonctionne-t-il si le problème d’érection est psychologique ?
Oui, les IPDE5 comme le sildénafil ou le tadalafil peuvent être utilisés dans certaines dysfonctions érectiles psychologiques ou mixtes.
Ils facilitent la réponse érectile mais ne traitent pas directement l’anxiété de performance ou la peur de la panne. Lorsque ces mécanismes persistent, une prise en charge en sexothérapie corporelle et hypnose en sexologie peut être utile en complément.
Trouble de l’érection et éjaculation précoce peuvent-ils être liés ?
Oui. Certains hommes qui craignent de perdre leur érection accélèrent les rapports et cherchent à éjaculer «avant de débander». Cette stratégie peut favoriser une éjaculation précoce secondaire.
À l’inverse, la peur d’éjaculer trop vite peut augmenter la pression sexuelle et favoriser secondairement des difficultés d’érection.
Lorsque les deux troubles sont associés, le traitement de la difficulté érectile sera effectué en premier.
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Bruno BERNARD Masseur Kiné, Hypnothérapeute et Sexologue-Sexothérapeute
Masseur Kinésithérapeute diplômé depuis 1999, j’ai progressivement complété ma pratique avec des diplômes universitaires en sexologie clinique et hypnose thérapeutique afin de proposer une prise en charge globale des difficultés sexuelles chez l’homme et la femme.
Je suis aujourd’hui Diplômé Inter-Universitaire de Sexologie Clinique des Facultés de Médecine de Montpellier-Nîmes et Marseille. Ce cursus universitaire se déroule sur trois années d’études et associe enseignements médicaux, psychologiques, relationnels et sexologiques. Sa validation comprend notamment la réalisation d’un mémoire universitaire de recherche ainsi qu’un examen final national commun à toutes les facultés de médecine de France.
Mon mémoire d’une centaine de pages a porté sur l’utilisation des IPDE5 ou inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (viagra, cialis, tadalafil) chez l’homme jeune. Ce travail de recherche m’a permis d’approfondir particulièrement les questions liées à la dysfonction érectile, à l’usage de ces médicaments de l’érection, à l’anxiété de performance et aux représentations de la performance sexuelle masculine.
Une approche qui associe le corps, la sexualité et le fonctionnement psychologique
Ma formation initiale est celle de Masseur Kinésithérapeute. Elle m’apporte une connaissance approfondie du corps, du mouvement, de la respiration, du bassin et du périnée. Je pratique notamment la rééducation périnéale, pelvienne, ano-rectale et dans la sexualité chez l’homme comme chez la femme.
Cette approche corporelle complète directement mon travail de Sexologue-Sexothérapeute. Une difficulté sexuelle ne se résume ni au fonctionnement d’un organe, ni à une pensée. Les problèmes sexuels associent différentes dimensions: physiques, sensorielles, émotionnelles, psychologiques, comportementales et relationnelles.
En sexothérapie, j’utilise notamment des outils issus de la thérapie sexocorporelle et de la thérapie sexofonctionnelle. Le travail peut porter sur les sensations corporelles, la respiration, le mouvement du bassin, l’excitation sexuelle, la confiance, la communication dans le couple ou encore les comportements qui entretiennent une difficulté sexuelle.
L’hypnose en complément de la sexologie
J’ai débuté ma formation en hypnose en 2016 et je suis également Diplômé Universitaire de 3e cycle d’Hypnose Thérapeutique de la Faculté de Médecine de Montpellier.
L’hypnose en sexologie complète les approches corporelles et sexothérapeutiques lorsque les difficultés sont entretenues par l’anxiété de performance, la peur de l’échec, l’anticipation d’une panne, une perte de confiance sexuelle ou une focalisation excessive sur le fonctionnement du corps (sur l’érection, sur l’éjaculation entre autres).
Dans les troubles de l’érection, le travail peut donc associer plusieurs dimensions: comprendre et vérifier le fonctionnement physique, diminuer l’hypercontrôle, retrouver les sensations corporelles, travailler sur l’excitation et restaurer progressivement la confiance dans l’érection.
Une prise en charge globale de la santé sexuelle
Cette complémentarité entre kinésithérapie, sexologie clinique, sexothérapie corporelle et hypnose me permet d’aborder les difficultés sexuelles tenant compte à la fois du corps, du fonctionnement psychologique et du contexte relationnel.
Je considère la santé sexuelle comme une composante à part entière de la santé et du bien-être général. Une difficulté sexuelle mérite donc d’être comprise dans toutes ses dimensions : physique, sexuelle, émotionnelle, psychologique et relationnelle.
Mon objectif est de proposer une prise en charge globale et personnalisée adaptée à chaque situation tout en travaillant en complémentarité pour une prise en charge pluridisciplinaire.
Renseignements: 04 67 17 26 33
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